SCÉNOGRAPHIER L'EXPÉRIENCE PALESTINIENNE
Le rôle de la scénographie postcoloniale d'exposition dans la redéfinition de l'identité palestinienne Mahmoud Darwish écrit : « Une personne ne peut naître qu’à un seul endroit. Cependant, elle peut mourir plusieurs fois ailleurs : dans les exils et les prisons, et dans une patrie transformée en cauchemar par l’occupation et l’oppression ». Pourtant, l’Homme continue de créer, de penser et de théoriser, de produire des œuvres d’art et de bâtir des architectures. L’amalgame des croyances et des rêves d’un individu est si puissant que, quelle que soit sa place — qu’il s’agisse d’une patrie devenue prison ou d’un imaginaire sublimé en génie — l’identité persiste. Le monde d’aujourd’hui devenu caricature, nous voilà confrontés à une image trompeusement authentique de ce que nous devrions accepter comme valeurs et vérités. La répression des libertés et de la créativité a ravagé les terres et les peuples, laissant derrière elle des traces indélébiles, flagrants vestiges d’un héritage postcolonial que nous ne pouvons ignorer. C’est précisément là que réside l’enjeu de ce travail : mettre en lumière l’impact profond du colonialisme, ancré dans les constructions culturelles, et explorer les tiers espaces qui en découlent, notamment en Palestine. Les nombreuses études postcoloniales mobilisées, alliées aux scénographies d’expositions variées, offrent un éclairage pénétrant sur la question palestinienne et sa représentation muséale, non seulement face à l’oppression subie par le peuple palestinien, mais aussi face à sa propre identité réprimée. Lisette El Hage Traduit de l’anglais par l’auteur
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